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Le jardin ßotanique
Il fait chaud, 38°, comme depuis près d’un mois…il y a du monde, le zoo est en face. Je n’y ai jamais mis les pieds. l’autre jour en passant près du mur j’ai fait coucou à la girafe…
Je prends la direction du jardin botanique, il y a toujours des expos dans le pavillon… là au moins il fera frais… !
Je veux un peu de fraîcheur, me voilà repartie vers le pavillon de l’expo…
Pas d’expo dans le pavillon, c’est les vacances d’été … mille milliers de milliards de salipopette, je ne peux point me rafraîchir à l’intérieur… ≠≠≠
Dans un coin du parc il y a des arbres géantes avec beaucoup de feuillages qui gardent le coin plus frais…c’est le coin des peintres face au pavillon et à la serre du jardin…
Ouf un banc … à ne pas poser ses fesses les pigeons sont passés par là avant…≠≠≠ un autre dans le même état, ≠≠≠ un autre il y avait un chat que j’ai viré (vous avez dit scrupules… ?) après avoir joué un peu avec lui… un léger bruit de feuillage, un décor amazonien, et une petite effluve d’eucalyptus dans l’air… Le paradis existe… !
L’Amazonie en pleine ville… manque tout de même, pas les oiseaux, le chants des oiseaux, trop paresseux pour bouger…
Endroit magnifique au milieu de la ville, et à quelques 1,5 km de chez moi… J’y vais souvent parce que très frais et reposant… C’est aussi le monde des chats… il y en a partout, et ça c’est moins plaisant… Parfois l’odeur de chat est insupportable !
De nombreuses arbres exotiques et un grand choix de statues ornent ce parc pour le plaisir du visiteur…
Les » petits » de Remo et Rumualdo ont été volés l’année dernière, incompréhensible… ! le jour le parc est gardé, la nuit il est fermé… Depuis ils en ont remis d’autres
La pomme des lumières…
Dans un quartier très touristique entre S Telmo et 9 de Julio il y a un musée qui s’appelle la Pomme des Lumières… Très impressionnant comme non… Qu’est-ce que c’est… !!! ???
Pendant le séjour de mes enfants nous avons fait du tourisme approfondi, cette merveille est conseillé dans le guide lonely Planet
Nous demandons un peu, trouvons ce musée derrière la plus vieille église de la ville, l’église des jésuites Saint Ignace qui fut au 18ème siècle la cathédrale de ßuenos Aires. En restauration depuis des années…!
La Manzane, un bloc de construction, le plus ancien de la ville, dans le centre, pensé vers les années 1600, fut cédée aux jésuites qui y construisent une église,
imprimerie… Cet endroit est devenu le centre de réunions des politiques et intellectuels de la ville…
Dans ces temps-là, l'église gérait le Pays…
Un collège ouvrit ses portes vers 1660. Par la suite des écoles et universités de toutes sortes s’y installèrent pendant quelques siècles…
Quand nous arrivons le visite guidé était presque finie, nous la faisons seuls… Une grande cour et les murs et plafonds en brique…
La traduction ( !) de la Manzana de las luces ( Pomme des Lumières ) est en réalité… La pomme est le carré qui forme l’implantation des installations des jésuites… les lumières, c’est parce que dans ce carré il y avait toutes les grandes écoles qui formaient tous les intellectuels Porteños, et c’est de là aussi qui sortaient toutes les grandes décisions gouvernementales …
Ce carré fut nommé la Manzana de las luces en 1821 par un journal…
La visite du musée, peu d'intérêt. Par contre une belle histoire… !
Les Oiseaux… ! Je passe souvent dans une grande
avenue, Cordoba, avec toujours le même sentiment de vivre dans le film d'Alfred
Hitchcock, les oiseaux… Des milliers de
corbeaux sont là un peu partout prêts à se jeter sur les gens… Un sentiment de
peur s’installe, et je me rends compte que les gens font de grands détours
juste pour ne pas se trouver sous la fiente. Immaginez-la sur la tête, quand ils se lâchent… L'odeur de poulailler est épouvantable…
Les arbres, les câbles, les statues, tout est plein de corbeaux.
Il y en a qui se font un film pour pas grande chose, moi, avec un pas grande chose je me fais un film d'horreur a la Hitchcock…
Ma Roulotte, j'ai le regret de te dire que je n'ai pas vu " tes amis" (attention, tu gardes tes missiles pour toi) parmi les danseurs de tango… je ne les ai même pas vus de tout…! Demain, mardi, je rencontre de canadiens, de Calgary, visiteurs de mon espace vox…
Nous allons visiter le stade et la quartier de ßoca, l'éternelle…
La ville des couteaux de William Bayer
Un membre de ma communauté, Manvussa, m’a parlé du livre de William Bayer… La ville des couteaux que je me suis empressé d’acheter… Voici un récit où j’ai inclus mes propres expériences…
Sortie de chez moi le mercredi matin pour 4h30 de TGV j’ai sorti un moment ce bouquin… Dés les premières pages, j’ai senti que j’allais me délecter. L’odeur du papier, de l’encre… La rudesse de la couverte me mettait en émoi… Quelques fourmillements dans les pieds sont venues s’ajouter à cette fièvre … Après un peu de lecture, je l’ai remis dans le sac, fait durer le plaisir d’attente, fait travailler l’imagination, le sortir et remettre dans le sac, caresser la couverture pour être sûre qu’il était bien, là, au chaud à m’attendre… Cette fièvre a duré jusqu’à Roissy…
Mon voisin (plus près de la momie) dans le train m‘énervait… Un vicomte de la Sarthe (ne peut pas dire son nom même si je le connais) avec deux gouttières (une de chaque côté de la bouche) qui n’arrêtaient pas de couler… Et le goutte-à-goutte, tombant dans le chandail en cachemire, attirait mon regard comme un aimant malgré moi… La < série noire> commençait…
Un cocktail de… Meurtres, danseurs de tango, milonga, prostitution, corruption, corruption d’état, et psychologie m’attendaient dans ces pages narrés avec une finesse qui laissent le lecteur sur sa faim en permanence… Des lieux où je pouvais partir sans problèmes les yeux fermés… Un quartier, mon quartier raconté comme le noyau de psychologues… Freud, les amoureux de Freud, le café et restaurant Sigi où j’ai si souvent mangé une parilla (barbecue) géante, bu plus que de raison (ne supporte pas deux verres) et où la soirée se terminait toujours au milieu de la nuit avec quelques bouteilles offertes par la maison (les bons clients se démarquent), sous le regard bienveillant de Freud, place Guëdes, face à l’église de Guadalupe …
C’est la pagaille dans ma tête, faut mettre de l’ordre, se poser, reposer avant de laisser sortir tous ces souvenirs… Mettre les pieds dans les mêmes pavés, reconnaître les personnages… Malade psy. Quid est qui… ??? Et surtout, surtout revoir Sigi… !
Un cadavre à Recoleta…
Recoleta, ce nom éveille en moi mille et une images, faits-divers, souvenirs…
Le cadavre n’existe pas dans ma mémoire même si les morts les plus illustres se trouvent dans le cimetière qui porte le même non… Recoleta … !!! Musiques, danses, boîtes de nuit, décadence, oui c’est le quartier adéquat… Au petit matin dans les ruelles sombres pleines de sacs-poubelles éventrés, des ombres fantômes marchent dans la ville…Des corps repus de danse, sexe, drogue… Des zombies aux pieds nus… Parfois des cadavres ambulants reprennent leur voiture de luxe (démarrage sportif) pour aller chercher un dernier dessert… (sexe)
À quelques pas se trouve le quartier le plus chic, rue d’Alvear, ainsi que le plus bel hôtel qui reçoit tous les grands de ce monde …
Il y a des commissaires, des policiers, qui luttent férocement contre le fléau de la corruption et y laissent parfois leur vie … Ce ne sont pas toujours "les mauvais" qui donnent l’ordre de les abattre et il est si facile de descendre quelqu’un…
Dans ce livre, l’écrivain met en cause des gens hauts placés… Il en existait beaucoup de disparitions de personnes "gênantes" pendant la période de la dictature. Il y a celles d’avant et celles d’après aussi… Les témoins de cette époque, libres, "disparaissent", ceux qui sont en prison et qui pourraient parler se "suicident" d’autres encore ont des étranges accidents…
Les règlements de comptes se font sans procès… Un homme ne perd pas la face en divorçant… Le statut de veuf éploré est bien plus alléchant… Pourquoi attendre un procès qui n'avantage pas, pourquoi se laisser épingler par la presse ou la justice s'il y a juste à mettre quelques billets sur la table et trouver l’endroit "clé" où 50 personnes peuvent témoigner de la présence…
Une autopsie rien de plus banale… Déclaré comme « mort par suicide »alors que le cadavre a trois trous de balles sur la tête, moins crédible… Pas de feuilleton de télé sur fond sonore, juste de l’incompétence ou action volontaire provoqués par quelques billets…
Tu ne demandes pas la raison, tu ne cherches pas le pourquoi du comment… Le douanier te demande directement de mettre l’argent dans le passeport, le policier qui fleurit à tous coins de rue se sert au kiosque sans payer, l’autre qui va « aux toilettes » au restaurant se fait servir à manger …
Celui qui est placé plus à droite qu’à gauche trouve toujours un complément de salaire à la fin du mois, sans parler des "attaques mains armés", des cambriolages violents faits par ceux qui devraient être là pour ta défense, et les meilleurs sont récompensés par quelques "morts" commandités…
Le pays est couvert par les ombres de la dictature … ßeaucoup de ces criminels sont encore en vie … Les raisons pour lesquelles ils vivent tranquilles restent à définir pour une partie de la société… Vous connaissez l’histoire des bébés volés suivis de la disparition de la mère… ? On vient de "re"trouver une maternité clandestine qui a servi cette époque.
Il arrive aux mal-aimés d’être un petit peu inquiétés… Un vient de craquer…
Le criminel se suicide et prend le rôle de victime//
L’église pas toujours très regardante pendant cette période à quelques casseroles attachées aux pieds…
Il est tard, j’entends le bruit de mes pas dans les routes pavées qui me guident vers cet endroit qui m’attire comme un aimant… Au moment de traverser la place mon cœur bat bien plus vite. Sigi est là de l’autre côté…
Mon cœur explose, un cri muet vient de sortir de ma gorge … Il y a eu un mort pendant mon absence, alors qu’on a jamais trouvé de cadavre contre le mur… Sigi, Sigi n’est plus, Veronese est née de ses cendres…
Veronese, endroit sans histoire (mon histoire, et l’histoire de William Bayer) froid et distant… Les tables n’ont plus de nappes en tissu, le café est servi avec un vieux croûton, Le jus d’orange de Sigi est devenu une mixture au goût de médicament…
Sigi est mort, Veronese est enterré… Valvet me sert le petit-déjeuner…!!!
Dans mes errances diurnes ou nocturnes, je continuerai à chercher Sigi… Peut-être qu’un jour au coin d’une rue, au milieu d’une place, mes pas m’emmèneront dans un restaurant où je pourrais de nouveau boire un café sous le regard bienveillant de Freud… En ce lieu, je renaîtrais, j’aurais retrouvé Sigi…
Un regard en arrière chargé de reconnaissance vers William Bayer qui m’a fait revivre de moments inoubliables… L’histoire écrite par les autres te fait voir l’ampleur de tes propres expériences…
Histoire bicolore, d’un livre, de mes expériences, de l’histoire, et des faits-divers de chaque jour…
Pour ceux qui voudront se mettre à la lecture de ce bouquin, je conseille une préparation… Les histoires se mélangent et s’avèrent êtres en partie vrais. Elles font l’histoire de ce pays qui ne s’est toujours pas relevé de ses années noires…
ßuenos Aires est une ville peuplée de fantômes, de réfugiés nazis et de victimes d'attentats antisémites… Cette ville a une histoire associée a une organisation fasciste et de flics corrompus. Ville énivrante comme le tango, dangereuse comme la mort, bouleversante comme son passé de martyre…
ßonne lecture…!
Le Tango Argentin vit surtout à ßuenos Aires.
Carlos Gardel, est le chanteur le plus célèbre du tango Argentin. Mort en 1935 dans un accident d’avion, en Colombie, née à … ??? en… ???
En fait, à ce jour personne sait où il est née… Les uns disent en Uruguay en 1887, d’autres à Toulouse (France) en 1890… Il n’est plus là pour nous le confirmer… !
Pour plus d'infos jettez un oeil ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Gardel
Sa musique peu dansable et pratiquement pas utilisée dans les milongas, est, tout de même la musique la plus écouté chez les amateurs de tango…
Il m’est arrivé une petite histoire la première fois que j’ai mis mes pieds dans le café Tortoni (face au théâtre) de ßuenos Aires…
Au fond de la salle, la seule table libre nous est conseillée par le serveur. La place un peu juste se trouvait près d’un groupe de personnes âgées dont une se trouvait encore debout…
Pardon monsieur, ne bougez pas, je ne fais que passer…! Rigolade généralisé suit mes paroles, mon air perdu n’a rien fait pour les arrêter, et moi, au milieu, la bouche ouverte (attrape mouches) sans rien comprendre… Le serveur, en pouffant, m’explique que les « personnes » qui se trouvaient derrière moi n’étaient en fait que des mannequins en cire qui représentaient les grands noms de la littérature et de la chanson (merci aux amis qui m’accompagnaient ggrrrr)…
Celui avec qui j’avais « échangé » quelques mots était Carlos Gardel mort en 1935… Non je n’ai pas piqué de colère, oui bêtement je me suis retourné à nouveau en lui disant < je ne vous ai pas reconnu> …
J’ai vraiment réalisé ce qui s’était passé une fois dehors et compris mon inculture « Gardel » quand les amis ont commencé à raconter l’histoire dans les soirées…
Café Tortini à ßuenos Aires, entre autres…
Le printemps est arrivé depuis septembre, le soleil va m’accueillir et qui dit soleil dit spectacles de rue. Je revis cela en rêve. Maintenant je suis présente dans « l’entre deux » et je respire déjà l’air de ßuenos Aires. Les souvenirs se mélangent entre le passé et le présent… Vertige du voyage, vertige de la prise de conscience, mes premiers pas dans cette ville sont légers, j’ai l’impression de marcher sur du coton avec cet air émerveillé de la découverte…
L'émotion est intacte comme au premier jour…
Dans la Calle de Florida Le tango occupe bien sûr la première place, c’est là que mes pas me guident. Je connais tous les coins et recoins ; je sais où trouver les meilleurs spectacles de rue… Je revis cette magie, le corps s’enflamme, quelques pas avec n’importe quel danseur, c’est la loi du tango, du tango de rue… !!! (je n’ai pas la prétention de savoir danser le tango, je me laisse emporter et vis ce bonheur au rythme de la musique) Quelques pas plus loin sous l’Obélisque la même fièvre… La fièvre du tango… Il n’est pas rare de rencontrer quelques artistes qui se mélangent aux danseurs amateurs…
De part mon blog je rencontre quelquefois de touristes (quelques heures ou quelques jours ) qui passent dans cette ville … J'y ai rencontré un membre de ma communauté, un jeune homme qui est un peu mon gamin… J'y rencontrerai peut-être un jour, un de vous, au coin d'une rue, dans un bar, un restaurant à empanadas, devant une parillade, ou au son d'un tango…
Merci la Roulotte de m'avoir fait penser à cette note, en attente depuis… Une éternité…!
Art : Julio Goya.
La groupie de l’artiste…
Julian Beever le Picasso du trottoir était à Buenos Aires, et dessinait dans une rue piétonne depuis Lundi…
J’avais lu un filet dans la presse la Nation, page culture, (ça m’arrive) la semaine dernière, et puis je l’ai oublié… Il faut dire, soyons honnête, que je ne connaissais pas ce personnage… Mercredi soir, je vois de nouveau un filet dans le même journal en disant qu’il y serait le lendemain jeudi pour sa dernière journée… Il serait temps que je me réveille pour y faire un tour !
Jeudi me voilà partie pour voir à quoi il ressemblait, et aussi à quoi ressemblaient ses œuvres !
D’habitude je fais des recherches sur Internet, un minimum, sur ce qui m’intéresse, ou ce que je vais voir… Là rien ! J’avais de nouveau oublié le nom de L’artiste …Ohhhh la Honte !
Sur place, la surprise totale… À me demander si j’étais au bon endroit ! Juste une tonnelle avec une publicité pour un réseau de téléphone portable, et quelques barrières autour!
Un grand écran placé n’importe comment pour qu’on puisse voir le dessin, (hic) était sur place que j’ai découvert au moment du départ… La faute au soleil hic hic !
OOhhh c’est ici ! le dessin au sol (n’allez pas lui dire, mais je ne sais pas trop ce que représente le dessin) me le confirme.
Je viens de voir une photo ce matin dans le journal… Pire que les miennes!
Je découvre peu de monde ; tant mieux … La question première est… Homme ou femme ! (je vous jure des claques)
Je finis par repérer l’artiste peintre après avoir cherché qui est qui …
Voici la séance de peinture de l’artiste, les pitreries de l’artiste, les clowneries de l’artiste, le moment où l’artiste filme le public en leur faisant de grimaces, la séance de signatures de l’artiste, la séance photo de l’artiste clic clic clic (bah oui, moi aussi)… Et la séance photo avec le public ? quedale (c’est pas du français ça) …
Je demande à la matrone (qui n’est pas une) en Espagnol si on peut faire une photo avec l’artiste…
Réponse nette et précise ! M. Beever est fatigué, pas de photos…
Zut, il fait toujours ses autographes… Je n’en veux pas, moi ! Je veux une photo !
Allez un caprice… Un !
Arrivé à ma hauteur, je lui demande poliment en Français… M. Beever voulez-vous s’il vous plait poser pour une photo avec moi… Réponse nette et précise de sa part… Bien sûr, avec plaisir !
Gonflée d’orgueil (hé oui) je donne mon appareil photo à la demande de M Beever à la « pas de photos » et nous posons tous les deux en échangeant quelques mots en Français, sous les applaudissements du public … (J’ai dû grandir un peu dans la tête) … Merci infiniment M Beever!
Je regarde la traductrice avec ses yeux revolver (marrons, pas bleus) et je lui envoie un silencieux… Nananère je t’ai eue…
Je vous mets un petit film pas très net, pour que vous vous rendiez compte de la façon comme il travaille…
Le film ne veut pas passer! Attente de deux heures…
Une heure plus tard je passe devant le cinéma et m’arrête devant un titre accrocheur …
Paris es la capitale de los amantes, pero no sabia que eran los amantes de mi novia…
Titre international… Deux jours à Paris !
Rigolade assurée, suivie du dîner… !
Rentrée à la maison, je me suis jetée sur l’ordinateur, pour faire les recherches que j’aurais dû faire avant…
Voici quelques liens… Aucune excuse si cela vous arrive !
http://gregorymoine.com/julian-beever-le-picasso-du-trottoir
http://www.dailymotion.com/video/xxixt_les-illusions-doptique-de-julian-be_fun
http://www.wubitt.com/images/diaporamas/julian_beever/index.html
Petites nouvelles de Buenos Aires!
Nous sommes enfumés depuis lundi, les pays voisins aussi… Vendredi on ne voyait pas à 5 mètres!
Les agriculteurs ont mis le feu dans les îles (le Delta du Tigre) pour avoir des pâturages frais, et ce feu est incontrôlable…Depuis lundi, l’air est irrespirable et l’Uruguay n’en peut plus aussi… Montevideo, est sous la fumée comme nous…
Je peux vous envoyer du monoxyde de carbone en boîte pour ceux à qui ça intéresse!
En fin de semaine, principalement les dimanches, ça grouille de monde… C'est le quartier des antiquaires. Pour les amateurs d'Antiquités je leur conseille de ne pas acheter sur un coup de coeur…
Aucun article a le prix marqué, tout est à la tête du client…
Vous trouvez de cochonneries qui n'ont aucune valeur vendues une fortune… J'ai entendu un antiquaire dire à un collectionneur de montres (pas de chance pour lui c’était un pro) que la montre qu'il essayait de lui vendre, (une Mido) était fabriquée par Rolex…
J'adore me promener à cet endroit, et comme je vais souvent à pied, je finis par me désaltérer au café Dorrego, un des plus vieux de Buenos Aires, qui se trouve plaza Dorrego…
Toutes les langues se mélangent à cet endroit. Je ne sais pas s’il est dans le guide du tourisme, mais tous les touristes finissent par y faire une halte… Les murs, le bar, les tables, le tour des fenêtres sont pleins d’inscriptions avec de dates, prénoms… Je m’appelle, je viens de, je t'aime (moi non plus :-)…
Le sol c'est un damier d'Échecs…!
Toute une Histoire, qui fait l’histoire de cet endroit… !
Quelques visiteurs de ce blog sont passés par ici… Cherchez votre inscription si vous avez laissé trace de votre passage! … ;-) ;-) ;-) Cherchez donc!
Un angle de mur avec bord de fenêtres …
Juste au milieu de la photo, vous avez une inscription en Français, que je viens seulement de voir… Les enfants!
Un peu plus sur la droite, un Polonais y a marqué son passage aussi…
Vu de l'ensemble coté droit du café… Par manque d'espace, les pieds de table et le tour ont déjà des inscriptions…
Je ne bois pas de bière………non non non …Je n'aime pas ça!
J'ai quand même trouvé une âme charitable (des buveurs de bière il y a plein) qui a bien voulu que je fasse une photo au "plat du jour"… Ils prennent de la bière… hic hic hic… que pour les cacahuètes… ;-) ;)
Jetez un oeil, non pas sur la taille du verre de la bière, mais sur la table pleine d'inscriptions aussi…
Cette note est un petit clin d'oeil à … il se reconnaîtra!
Ils sont tellement concentrés qu'ils ne voient même pas ce qui se passe autour d'eux...
Aujourd’hui 26 décembre c’est Noël pour les 800 (information dans la presse, mais bien, bien plus) enfants, qui vivent et dorment dans la rue, et qui font les poubelles tous les soirs.
Les trottoirs… « poubelles » sont pleins de vieux jouets, meubles, téléviseurs, vêtements etc. etc. … Mais aussi de la nourriture. J’ai vu cet après-midi un enfant sortir d’une poubelle une moitié d’un gâteau aux fruits secs, (le gâteau traditionnel de Noël)… Et le manger… !
Qu’ai-je fait ? Rien…! Pour ma sécurité… J’ai honte, mais pour une pièce tu peux mettre ta vie, et celle des autres en danger… Une personne sur cinq est agressée et volée chaque jour, dans la capitale, quand ça ne tourne pas au meurtre… Malheureusement, la violence ne fait qu’augmenter depuis le début de l’année…
De ces enfants, 67% ce sont de garçons, 29% ont entre 13 et 15 ans et 32% ont moins de 9 ans… De quoi avoir la chair de poule…
Dire qu’en début d’août à un contrôle de douane 800 000 dollars ont été trouvés dans une valise, que le proprio américano-vénézuélien a déclaré que c’était à sa sœur, puis pas à celle-là mais à une autre, puis à son beau-frère, puis, puis, puis… Puis a déclaré devant la justice Américaine, (le jugement vient de commencer à Miami) avec des enregistrements à l’appui, posés par la police secrète (Américaine), que c’était pour la campagne présidentielle Argentine…
Au secours… !!! Au loup… Crie le gouvernement… Des déclarations à tout va n’ont toujours pas extradé, (malgré leurs demandes désespérées) le bonhomme… Qui aurait été aperçu … « Quand même » … Au palais du gouvernement deux jours plus tard… (Déclaration d’un témoin)…
ICI (le gouvernement) parle de blanchissement d’argent… Hum… Hum !!! je lis la presse comme tout le monde !!!
Sale ou propre, (on s’en fou) cet argent ( US$ 800 000) sans propriétaire est bien quelque part… Et 800 enfants +++, non scolarisés, dormant dans les rues, consommant de drogues et autres, pourraient être pris en charge avec ce don (montant non négligeable) tombé du ciel…
Mais voilà ! ont peut toujours rêver… L’argent à disparu… On ne sait où … !!!
Deux photos, volés, à travers la vitre d'un café... où deux enfants mangent directement dans les poubelles.