C'est Dédé qui monte sa boîte pour vendre des clous. Il en parle à son pote.
- Il faudrait que je fasse de la pub pour ma société.-
Attends, moi je bosse à la Voix de l'Ain. Je vais te faire un petit encart.
- Cool. Super !
Le lendemain, Dédé ouvre le journal et horreur malheur : il voit Jésus > sur sa croix et un petit texte qui dit : "AVEC LES CLOUS À DÉDÉ, C'EST POUR L'ÉTERNITÉ !"
Il appelle son pote et lui dit que non, il ne peut pas faire ça. Ça craint trop. Il faut vite faire un rectificatif. Son pote est d'accord et lui dit de ne pas s'inquiéter, il va trouver une autre idée …
Le lendemain, Dédé est pressé d'aller jeter un oeil dans le journal et là … stupéfaction !!
Il y voit une croix vide, Jésus allongé par terre devant et la légende suivante
:
"AVEC LES CLOUS À DÉDÉ, CE NE SERAIT PAS ARRIVÉ !!"
Bon la suite du jour sur la prog
rammation du Main Square Festival 2010 : à mon avis Niggy, tu vas rester avec moi à Arras: regarde ce qui suit: (pour info durant qq semaines, le pass 3 jours est à 99 € pour environ15 groupes^^)
Comme je me cherchais des chaussures, j'ai commencé par aller chez le coiffeur, en to
ute logique de blonde,,,,,,lol
Ca vient de sortir chez Labrador..et ..sans jeu de mots... j'adore.
[Ingenting] - "dina händer är fulla av blommor", c'est tiré de l'album : "Tomhet, Idel Tomhet"
J'ai oublié de préciser: le groupe Ingenting est Suédois
http://www.reforme.net/dossiers/dupac.pdf
L'ANONYME !
Irénée Nestor René Irigaray avait sensiblement passé la soixantaine. Et la vieillesse, chaque jour un peu plus, le ravageait. Non pas tant dans son corps, qui restait sain et vigoureux, mais dans ce qu’on appelle, un peu au hasard et faute de mieux, l’esprit, le cœur, l’âme. Non point qu’il perdît la tête ; mais c’est par ce lieu, dit cœur, esprit ou âme, carrefour de colères, d’images, de regrets, d’envies, de revanches, de fureurs, d’amours, d’espoirs, de haines, de rancunes, qu’Irénée dépérissait, car tout cela s’éloignait de lui. Peu à peu il se vidait par le fond de l’âme.
Sa femme était morte depuis plusieurs années, lui laissant d’abord une souffrance aiguë, qui était passée d’un au-delà du supportable à une sorte de douceur presque heureuse, pour s’effilocher en un vieux fantôme, une présence exténuée qui sans recours tournait à l’absence.
Il avait eu un frère autrefois, parti depuis près d’un demi-siècle pour les Amériques ; il existait, paraît-il, deux neveux sans prénoms ni visages.
Sa femme et lui n’avaient pu faire d’enfants ; mais depuis longtemps aussi ce chagrin-là ne distrayait plus son âme. Pendant des lunes et des lunes, il avait aimé la chasse et son chien, Trompette. Puis Trompette était mort ; Irénée l’avait pleuré, enterré, et il avait raccroché son fusil.
La musique le lassait : électrophone débranché, disques noirs trop bien rangés. La lecture même : il passait la revue de ses livres, par centaines, en prenait un, le replaçait, en prenait un autre qui allait attendre quelques semaines sur son bureau sans qu’il l’ouvrît.
Il traînait des heures dans son jardin, bêche ou râteau en main, mais ne faisait pas grand-chose ; c’était moins là paresse que pesanteur de l’inutile.
Surtout la période de l’Avant le laissait vide, à la fois hagard et vaguement coupable de l’être. Il avait parfois, à ces occasions, tenté le vertige métaphysique ; hélas ! depuis sa communion, Dieu l’avait abandonné, et ne semblait pas disposé à se souvenir de lui. Aussi, d’année en année, Irénée redoutait-il de plus en plus le retour de cette fête de Noël, cet
étrange rituel de réjouissances familiales, cette plongée pour certains dans le souvenir d’un enfant qui – paraît-il – avait été Dieu…
En temps ordinaire, Irénée continuait de se regarder vivre avec ironie ; chaque jour, il se levait tôt, se rasait avec soin avant de déjeuner ; il faisait ses courses, un peu de ménage, un peu de jardin, allumait un instant la télévision pour des nouvelles qui ne l’intéressaient plus. Certains jours, il entrait dans sa voiture et s’en allait rouler quelques kilomètres, invariables, le long de l’Océan, de préférence quand la mer était forte, qu’elle gonflait de lourdes lames, giflait la côte et brassait haut son tumulte.
Depuis longtemps Irénée savait que si peu à peu le monde s’écartait de lui, c’est qu’en fait lui-même, en dépit de sa gentillesse et de son extrême politesse, le repoussait. De ce point de vue, les grandes surfaces étaient généralement bien commodes : pas de commerçants avec qui se lier, pas de serveuses, juste un chariot, une caissière absorbée, et hop ! dans le coffre ; puis hop ! dans le frigo. Irénée avait pris l’habitude de tout acheter au supermarché de la ville voisine, même le pain et le journal.
Mais quand approchait Noël, même ces lieux grouillants de solitude lui devenaient odieux : tout, des produits re-conditionnés à la déco de circonstance, tout lui rappelait l’humanité en quête de convivialité, et cet enfant Dieu si bien caché derrière bombances au foie gras et matins blêmes de réveillons ratés. Alors il remplissait le frigo à ras bord fort en avance, et s’enfermait chez lui, dans la vraie solitude de sa maison et de la nature sauvage des alentours.
Ce premier dimanche de décembre, cependant, Irénée eut un élan : tout là-haut, sous les pins de la bordure, passait un chat, superbe, gris à rayures sombres, jeune, fier, altier, qui s’arrêta pour dévisager l’homme. Irénée fut alors stupéfait de ce que fit son vieux corps en un instant : à pas vifs mais légers, presque sans gestes, il battit en retraite dans la cuisine, ouvrit fébrilement une boîte de sardines, en disposa deux dans une assiette, éparpillées en morceaux gras et luisants, et se précipita… Le chat avait disparu.
Irénée en fut triste, de cette tristesse qui était chez lui comme un don. Plusieurs jours de suite, il attendit le chat, le guetta, l’exhortant à mi-voix : « Alors, l’Anonyme ! Pas un de tes congénères ne refuseraient des belles sardines, surtout de Concarneau ! »… « Tu m’abandonnes ? »
En effet, le chat ne reparut plus ; et quand arriva le vingt-cinquième jour de ce mois abhorré, alors qu’Irénée venait de s’asseoir dans l’auto et de mettre en marche, il dit enfin : « Ça suffit ! » Il coupa le moteur, rentra chez lui, décrocha le vieux fusil et le chargea à chevrotines. Il se ravisa en ricanant – « pas de vaine gloriole, je ne suis pas un sanglier » –, et remplaça les chevrotines par le plomb, plus modeste : « Dans la bouche, ça suffira. » Il posa le fusil, s’assit au bureau, prit une feuille de papier de
luxe, et soigna son écriture :
« Quand vous me trouverez, ne cherchez pas. C’est très simple, je n’avais pas de raison de continuer. » Il signa, avec des coquetteries de plume :
« Irénée Nestor René Irigaray ».
Il se relevait, son regard erra sur le jardin. « Bon Dieu ! » Il courut à la cuisine, ouvrit la dernière boîte de sardines, les disposa vivement sur une assiette, et sortit. En haut de la pente, le chat l’observait. Sans avancer, Irénée déposa doucement le festin sur le carrelage, en évidence, puis se
replia dans la cuisine, ne laissant que la porte entrebâillée pour pouvoir observer l’Anonyme.
Après quelques secondes, le chat se mit en marche noblement, et, avec de nombreux temps d’arrêt, s’en vint jusqu’au seuil et s’y installa pour déguster.
André et Mikel Dupac de la Fitte
André Dupac, décédé en 2002 ;
et son fils : Mikel Dupac de la Fitte
ah! au fait j'ai 58ans j'allais oublier de vous le dire



Bisous Maud
Tu es belle.! il m'a dit à notre dernier rendez-vous ! mais je crois que je vais laissé tomber , chouchou lui est presbyte,,,,,mdr
Le chiffre est impressionnant. Depuis novembre 2005, date de la parution du premier volet en librairie de la saga Twilight, de Stephenie Meyer, pas moins de 450 ouvrages mettant en scène un personnage de vampire ont été publiés en France. Un tous les trois jours ! «Ce courant existe depuis plus d'un siècle, mais il ciblait jusqu'à maintenant un public populaire d'adultes fans d'épouvante et de fantastique, explique Jean Marigny, professeur d'université à Grenoble. C'est grâce à Anne Rice et son entreprise d'humanisation du personnage, dans Entretien avec un vampire, qu'il est devenu accessible à tout le monde. Le vampire est un mythe, donc sa figure envahit tous les domaines: science-fiction, policier, romantique et désormais aussi jeunesse.» Qu'on le sache : en 2009, chez les adolescents, on ne fantasme plus sur les baisers de Don Juan, mais sur les succions de Dracula. «L'adolescence est la période d'apprentissage des grands affrontements qu'abrite la civilisation dans laquelle on évolue. Les mythes sont des opérateurs qui permettent de les comprendre en les subvertissant. Ainsi du vampire, qui évolue entre la vie et la mort», explique le psychologue Benoît Virole. «On ne peut dissocier de cet aspect anthropologique l'aspect psychanalytique de ces histoires, qui mêlent les thèmes de la sexualité -déplacée, car non génitale-, de la vie, symbolisée par le sang, et de la contamination -la victime vampirisée devient vampire. Reste que cet engouement est pour moi d'abord commercial et médiatique. Le marché est toujours à l'affût des sujets liés aux grandes peurs de l'inconscient. Il les colonise et en amplifie l'attrait grâce à la presse.» Jean Marigny, lui, comprend que les jeunes lecteurs américains aient accueilli Twilight avec enthousiasme : «Avec Bush et le grand retour au puritanisme, cet amour impossible a exalté les enfants. Mais je n'y crois guère en France.» Et pourtant, les faits sont là : après un démarrage laborieux, la saga a décollé en flèche dès le troisième tome - 3 millions d'exemplaires vendus. De quoi donner des idées à son heureux éditeur, Hachette, qui a vampirisé deux autres séries. D'abord L'Assistant du vampire(1), dont l'adaptation cinématographique sort sur les écrans début décembreVampires : pourquoi les jeunes sont mordus

Fantastique, onirique ou comique, la littérature vampirique séduit de plus en plus d'adolescents. Crédits photo : (Vincent Boisot/Le Figaro Magazine/Remerciements : Hôtel Sully Saint-Germain)
Après les sorciers à lunettes, les buveurs de sang ! Longtemps réservé à un public adulte amateur de littérature gothique ou fantastique, le vampire est devenu un héros plébiscité de la littérature jeunesse. Enquête sur une nouvelle mode.![]()